Explorez comment une affection longue durée (ALD) peut impacter le remboursement de votre prêt immobilier et les implications sur l’assurance emprunteur.
Comprendre l'impact de l'ald sur le remboursement de prêt immobilier

Comprendre l’ALD et ses implications sur l’assurance emprunteur

Qu’est-ce qu’une ALD et pourquoi cela concerne l’assurance emprunteur ?

L’Affection de Longue Durée (ALD) désigne une maladie chronique ou grave nécessitant un traitement prolongé et coûteux. La Sécurité sociale reconnaît certaines maladies comme des ALD exonérantes, ce qui signifie que les soins liés à cette affection sont pris en charge à 100 % dans le cadre du régime obligatoire. Parmi les maladies concernées, on retrouve par exemple le diabète, certains cancers ou encore la sclérose en plaques. Lorsqu’on souscrit une assurance emprunteur pour un prêt immobilier, la santé de l’emprunteur est un critère central pour l’assureur. Le questionnaire médical ou le questionnaire de santé permet d’évaluer le risque aggravé lié à une maladie de longue durée. En cas d’ALD, l’assureur peut appliquer des exclusions de garanties, des surprimes, voire refuser la couverture. Cela impacte directement la capacité à obtenir un crédit immobilier ou à bénéficier de garanties complètes pour le remboursement du prêt.

ALD, assurance et réglementation : ce qu’il faut savoir

Plusieurs dispositifs légaux encadrent la prise en compte des maladies de longue durée dans l’assurance emprunteur :
  • La convention AERAS (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) facilite l’accès à l’assurance et au crédit pour les personnes présentant un risque aggravé de santé.
  • La loi Lemoine permet, sous conditions, de ne pas remplir de questionnaire médical pour les prêts immobiliers inférieurs à un certain montant et d’exercer un droit à l’oubli pour certaines maladies après un délai défini.
Ces mesures visent à réduire les discriminations liées à la santé lors de la souscription d’une assurance prêt. Néanmoins, la réalité reste complexe pour les personnes atteintes d’une affection de longue durée : chaque assureur applique ses propres critères d’acceptation, de garanties et de tarification. Pour mieux comprendre comment l’ALD influence le remboursement d’un crédit logement, vous pouvez consulter cet article sur le remboursement du crédit logement.

Conséquences pratiques pour l’emprunteur

L’existence d’une ALD peut entraîner :
  • Des exclusions de garanties (notamment en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité liés à l’affection de longue durée).
  • Des surprimes sur le contrat d’assurance emprunteur.
  • Des démarches administratives supplémentaires, comme la fourniture de justificatifs médicaux ou la demande d’application de la convention AERAS.
La durée de l’ALD, la nature de la maladie et la stabilité de l’état de santé sont autant de facteurs pris en compte par l’assureur pour évaluer le risque et adapter le contrat d’assurance prêt. Les prochaines parties détailleront les démarches à suivre en cas de diagnostic d’ALD pendant le remboursement, les garanties mobilisables et les recours possibles en cas de refus de prise en charge.

Les démarches à suivre en cas de diagnostic d’ALD pendant le remboursement

Les étapes à suivre après le diagnostic d’une affection longue durée

Lorsqu’un emprunteur apprend qu’il est atteint d’une affection longue durée (ALD), plusieurs démarches sont à prévoir pour préserver ses droits et assurer la continuité du remboursement du prêt immobilier. L’ALD, reconnue par la Sécurité sociale, peut impacter la capacité à travailler et donc à honorer les échéances du crédit immobilier.
  • Informer rapidement l’assureur : Dès le diagnostic, il est essentiel de prévenir l’assureur qui gère l’assurance emprunteur. Cette déclaration doit être faite dans les délais prévus par le contrat, souvent sous peine de voir certaines garanties suspendues.
  • Fournir les justificatifs médicaux : L’assureur demandera généralement un certificat médical détaillant la maladie, la durée de l’ALD, et les conséquences sur la capacité de travail. Le questionnaire médical ou de santé peut être réactualisé selon la situation.
  • Analyser les garanties du contrat : Il est important de vérifier si le contrat d’assurance couvre les arrêts de travail liés à une maladie de longue durée ou une ALD exonérante. Certaines garanties comme l’incapacité temporaire de travail ou l’invalidité peuvent être mobilisées.
  • Respecter la procédure de déclaration d’arrêt de travail : En cas d’arrêt maladie, il faut transmettre à l’assureur les documents de la Sécurité sociale et du médecin traitant. Cela permet d’activer les garanties prévues en cas de perte de revenus.
  • Suivre l’évolution du dossier : L’assureur peut demander des informations complémentaires ou organiser une expertise médicale. Il est conseillé de garder une trace de tous les échanges et documents transmis.
La convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) peut faciliter l’accès à l’assurance emprunteur pour les personnes présentant un risque aggravé lié à une maladie de longue durée. En cas de difficultés, il est possible de solliciter un médiateur ou de se tourner vers des associations spécialisées. Pour mieux comprendre comment gérer le remboursement de l’assurance à la fin de votre prêt immobilier, consultez cet article détaillé sur la gestion du remboursement de l’assurance. Enfin, il est important de se rappeler que la loi Lemoine et le droit à l’oubli peuvent offrir de nouvelles possibilités pour souscrire une assurance prêt immobilier, même après une maladie de longue durée.

Impact de l’ALD sur la capacité de remboursement

Conséquences d’une ALD sur la gestion du remboursement

L’apparition d’une affection de longue durée (ALD) pendant le remboursement d’un crédit immobilier peut bouleverser la situation financière de l’emprunteur. Une ALD, reconnue par la Sécurité sociale, implique souvent un arrêt de travail prolongé ou une incapacité temporaire ou permanente à exercer son activité professionnelle. Cela peut entraîner une baisse significative des revenus, rendant plus difficile le remboursement du prêt immobilier.

  • Arrêt maladie et perte de revenus : Un arrêt maladie lié à une ALD peut réduire le salaire, surtout si les indemnités journalières ne couvrent pas l’intégralité de la rémunération habituelle.
  • Allongement de la durée de remboursement : En cas de difficultés, il est parfois possible de demander un rééchelonnement du crédit, mais cela augmente la durée totale du remboursement et le coût du crédit immobilier.
  • Risque aggravé de non-remboursement : Les assureurs considèrent l’ALD comme un risque aggravé, ce qui peut compliquer la prise en charge par l’assurance emprunteur, selon les garanties souscrites au contrat.

Rôle des garanties de l’assurance emprunteur

La capacité de remboursement dépend fortement des garanties prévues dans le contrat d’assurance prêt. Les garanties incapacité temporaire de travail (ITT) ou invalidité permanente sont essentielles pour couvrir les mensualités en cas d’arrêt de travail prolongé. Toutefois, certaines maladies ou affections de longue durée peuvent être exclues ou faire l’objet de surprimes.

Il est donc crucial de bien relire son contrat et de vérifier les conditions de prise en charge. La convention AERAS facilite l’accès à l’assurance pour les personnes présentant un risque aggravé de santé, mais elle n’est pas automatique et nécessite des démarches spécifiques. La loi Lemoine et le droit à l’oubli apportent aussi des avancées pour les emprunteurs ayant souffert d’une maladie grave, mais leur application dépend de la durée de l’ALD et du type de maladie.

Adapter sa stratégie en cas de difficultés

En cas de baisse de revenus liée à une ALD, il est recommandé de contacter rapidement son assureur et sa banque pour étudier les solutions possibles : modulation des échéances, report temporaire, ou activation des garanties du contrat. Pour mieux comprendre comment gérer le remboursement de prêt en cas de maladie professionnelle ou d’ALD, vous pouvez consulter ce guide sur la gestion du remboursement en cas de maladie.

Enfin, le questionnaire médical ou de santé rempli lors de la souscription de l’assurance prêt immobilier joue un rôle clé. Toute omission ou fausse déclaration peut entraîner un refus de prise en charge, d’où l’importance d’être transparent sur sa situation de santé.

Les garanties de l’assurance emprunteur face à l’ALD

Les garanties essentielles face à une affection de longue durée

L’assurance emprunteur joue un rôle clé pour sécuriser le remboursement d’un prêt immobilier en cas de maladie, notamment lors d’une affection de longue durée (ALD). Lorsqu’une ALD survient, plusieurs garanties du contrat d’assurance peuvent être sollicitées selon la situation de l’emprunteur et la nature de la maladie.
  • Garantie décès : Elle permet le remboursement du capital restant dû au prêteur si l’emprunteur décède pendant la durée du crédit immobilier. Cette garantie est systématiquement exigée par les banques.
  • Garantie perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA) : En cas d’incapacité totale et définitive de travailler, l’assureur prend en charge le remboursement du prêt.
  • Garantie invalidité permanente totale ou partielle (IPT/IPT) : Si l’ALD entraîne une invalidité reconnue, l’assurance peut couvrir tout ou partie des mensualités selon le taux d’invalidité.
  • Garantie incapacité temporaire de travail (ITT) : Cette garantie intervient lors d’un arrêt de travail prolongé dû à une maladie, y compris une affection de longue durée. L’assureur prend alors en charge le remboursement des échéances pendant la période d’incapacité, sous conditions prévues au contrat.

Les limites et exclusions à connaître

Il est important de bien lire les conditions générales de son contrat d’assurance pret. Certaines maladies ou affections de longue durée peuvent être exclues ou faire l’objet de restrictions. Les assureurs peuvent appliquer des délais de carence, des franchises ou des exclusions spécifiques liées à la maladie déclarée. Les ALD dites « exonerantes » bénéficient parfois d’un traitement particulier, mais tout dépend du contrat et de la politique de l’assureur.

Le rôle du questionnaire médical et de la convention AERAS

Lors de la souscription d’une assurance emprunteur, le questionnaire de santé ou le questionnaire médical est déterminant. En cas de risque aggravé de santé, comme une ALD, la convention AERAS (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) permet d’accéder plus facilement à une assurance pret immobilier, même en cas de maladie de longue durée. La loi Lemoine et le droit à l’oubli renforcent également les droits des emprunteurs ayant été atteints d’une maladie grave.
  • La convention AERAS facilite l’accès à l’assurance pour les personnes présentant un risque aggravé de santé.
  • Le droit à l’oubli permet, sous conditions, de ne plus déclarer certaines maladies après un certain délai.

Conseils pour adapter ses garanties

Si une affection de longue durée survient pendant la durée du crédit, il est conseillé de relire son contrat et d’échanger avec son assureur pour vérifier l’étendue des garanties et envisager une adaptation du contrat si besoin. L’accompagnement d’un professionnel ou d’une association spécialisée peut aussi être utile pour défendre ses droits et optimiser la couverture en cas d’ALD.

Négocier ou adapter son contrat d’assurance après une ALD

Adapter son contrat d’assurance après une affection longue durée

Lorsque l’on est confronté à une affection de longue durée (ALD), il est souvent nécessaire de revoir les conditions de son assurance emprunteur. Les changements de situation de santé, comme une maladie chronique ou un arrêt de travail prolongé, peuvent impacter la couverture initialement souscrite pour un prêt immobilier. Il est conseillé de contacter rapidement son assureur pour signaler l’évolution de sa situation médicale. Selon la durée de l’ALD et les garanties prévues au contrat, une adaptation peut être envisagée. Parfois, l’assureur peut proposer une révision des garanties, notamment en cas de risque aggravé lié à une maladie de longue durée. Cela peut concerner la garantie décès, la garantie perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA) ou encore la garantie incapacité de travail.

Négocier avec son assureur : points clés à aborder

La négociation avec l’assureur doit porter sur plusieurs aspects essentiels :
  • La possibilité d’ajuster les garanties en fonction de la nouvelle situation de santé
  • La prise en compte de la durée de l’ALD dans le calcul du risque
  • La réévaluation du questionnaire médical ou du questionnaire de santé
  • L’application de la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) pour faciliter l’accès à l’assurance prêt immobilier
  • Le recours au droit à l’oubli, prévu par la loi Lemoine, pour certaines maladies après un certain délai sans rechute
Il est important de bien relire son contrat d’assurance emprunteur afin de vérifier les exclusions éventuelles liées à une maladie ou à une affection de longue durée. Certaines garanties peuvent être limitées ou exclues en cas d’ALD exonorantes ou de maladies spécifiques.

Changer d’assurance emprunteur : une option à considérer

Si l’assureur actuel refuse d’adapter le contrat ou propose des conditions peu avantageuses, il est possible de souscrire une nouvelle assurance prêt immobilier auprès d’un autre organisme. Depuis l’entrée en vigueur de la loi Lemoine, il est plus simple de changer d’assurance à tout moment, sans frais ni pénalités, pour trouver une couverture mieux adaptée à sa situation de santé. Avant de souscrire une nouvelle assurance, il convient de comparer les offres en tenant compte des garanties proposées, des exclusions, du montant de la prime et de la durée de la couverture. La convention AERAS peut également faciliter l’accès à une assurance pour les personnes présentant un risque aggravé de santé. En résumé, l’adaptation ou la négociation du contrat d’assurance après une ALD nécessite une démarche proactive auprès de l’assureur, une bonne connaissance de ses droits et des dispositifs existants, ainsi qu’une vigilance sur les garanties réellement offertes pour sécuriser le remboursement du prêt immobilier en cas de maladie de longue durée.

Les recours en cas de refus de prise en charge

Que faire en cas de refus de prise en charge par l’assureur ?

Lorsqu’un assureur refuse de prendre en charge le remboursement du prêt immobilier suite à une affection de longue durée (ALD), il est essentiel de connaître les recours possibles. Ce refus peut concerner la garantie incapacité de travail, invalidité ou décès, souvent à cause d’un risque aggravé de santé ou d’une maladie non déclarée lors de la souscription du contrat d’assurance emprunteur.
  • Vérifier les motifs du refus : L’assureur doit motiver sa décision par écrit. Relisez attentivement votre contrat d’assurance et le questionnaire médical rempli lors de la souscription. Assurez-vous que toutes les informations sur votre maladie de longue durée ont bien été communiquées et que la garantie correspondante était bien souscrite.
  • Faire appel à la médiation : Si le désaccord persiste, vous pouvez saisir le service réclamation de l’assureur. En cas d’échec, adressez-vous au Médiateur de l’Assurance. Cette démarche est gratuite et permet souvent de trouver une solution amiable.
  • Utiliser la convention AERAS : Pour les personnes présentant un risque aggravé de santé, la convention AERAS (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) facilite l’accès à l’assurance de prêt immobilier. Si vous avez essuyé un refus, vérifiez que votre dossier a bien été étudié dans le cadre de cette convention. En cas de non-respect, vous pouvez demander une nouvelle analyse.
  • Faire valoir le droit à l’oubli : Grâce à la loi Lemoine, certaines maladies de longue durée bénéficient du droit à l’oubli après un certain délai sans rechute. Cela signifie que vous n’êtes plus tenu de déclarer une ancienne maladie lors de la souscription d’une assurance prêt, sous conditions. Si ce droit n’a pas été respecté, signalez-le à l’assureur.
  • Recours judiciaires : En dernier recours, si aucune solution amiable n’est trouvée, il est possible de saisir le tribunal compétent. Pensez à conserver tous les échanges avec l’assureur, les attestations médicales et les preuves de refus.

Conseils pratiques pour défendre vos droits

  • Constituez un dossier complet avec tous les documents relatifs à votre prêt immobilier, votre assurance, votre maladie et les échanges avec l’assureur.
  • Rapprochez-vous d’associations de consommateurs ou de défense des emprunteurs, qui peuvent vous accompagner dans vos démarches.
  • N’hésitez pas à consulter un professionnel du droit ou un courtier spécialisé en assurance emprunteur pour vous aider à faire valoir vos droits.
La connaissance des garanties, des démarches et des recours liés à l’assurance prêt immobilier en cas d’ALD est essentielle pour préserver votre capacité de remboursement et sécuriser votre projet immobilier, même en cas de maladie de longue durée.
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