Le droit à l’oubli en assurance emprunteur permet à certains anciens malades d’accéder plus facilement à une assurance pour leur prêt immobilier. Découvrez comment cela fonctionne et ce que cela change pour votre dossier.
Comprendre le droit à l'oubli en assurance emprunteur

Qu’est-ce que le droit à l’oubli en assurance emprunteur ?

Origine et principes du droit à l’oubli en assurance emprunteur

Le droit à l’oubli en assurance emprunteur est une avancée majeure pour les personnes ayant été confrontées à certaines maladies graves, comme un cancer ou une hépatite virale. Ce dispositif permet, sous conditions, de ne plus déclarer une ancienne pathologie lors de la souscription d’une assurance prêt immobilier ou d’un crédit immobilier. L’objectif est d’éviter que l’historique médical ne soit un obstacle à l’accès au crédit, ou n’entraîne un coût d’assurance prohibitif.

Concrètement, lors de la demande d’assurance emprunteur, un questionnaire de santé est souvent exigé par l’assureur. Grâce au droit à l’oubli, certaines informations médicales, notamment sur un cancer ou une hépatite virale guérie depuis un certain délai, n’ont plus à être mentionnées. Ce droit est encadré par la loi Lemoine et la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé), qui fixent les critères d’application, comme le délai écoulé depuis la fin du protocole thérapeutique.

  • Le droit à l’oubli concerne principalement les anciens malades du cancer et de l’hépatite virale, sous réserve de respecter un délai sans rechute.
  • Il s’applique lors de la souscription d’un contrat d’assurance lié à un prêt immobilier, pour éviter la surtarification ou le refus d’assurance.
  • La grille de référence AERAS précise les pathologies et délais concernés.

Ce dispositif vise à lutter contre la discrimination liée à l’état de santé passé et à faciliter l’accès à la propriété. Toutefois, il existe des limites et des points de vigilance, notamment sur les conditions pour bénéficier du droit à l’oubli et sur les démarches à suivre. Pour mieux comprendre les impacts de la législation récente sur l’assurance et la succession, vous pouvez consulter ce dossier sur la nouvelle loi et l’assurance vie.

Qui peut bénéficier du droit à l’oubli ?

Conditions pour accéder au droit à l’oubli

Le droit à l’oubli en assurance emprunteur concerne principalement les personnes ayant été atteintes de certaines maladies graves, comme un cancer ou une hépatite virale C. Ce dispositif permet de ne plus déclarer ces pathologies dans le questionnaire de santé lors de la souscription d’une assurance de prêt immobilier, sous certaines conditions.

  • Type de maladie : Les pathologies concernées sont listées dans la grille de référence de la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé). Les cancers et l’hépatite virale C sont les plus fréquemment évoqués.
  • Délai écoulé : Pour bénéficier du droit à l’oubli, un délai précis doit s’être écoulé depuis la fin du protocole thérapeutique, sans rechute. Ce délai est aujourd’hui de 5 ans pour la plupart des cancers et l’hépatite virale C, grâce à la loi Lemoine. Avant cette loi, il fallait attendre 10 ans.
  • Âge de l’emprunteur : Le droit à l’oubli s’applique uniquement si le crédit immobilier arrive à échéance avant le 71e anniversaire de l’emprunteur.
  • Montant du prêt : Les plafonds de la convention AERAS s’appliquent. Pour un contrat d’assurance de prêt immobilier, le montant assuré ne doit pas dépasser 420 000 euros.

Ce droit s’adresse donc à toute personne ayant été atteinte d’un cancer ou d’une hépatite virale C, qui souhaite souscrire une assurance emprunteur pour un crédit immobilier, et qui respecte les critères de délai, d’âge et de montant. Il permet d’éviter une surprime ou un refus d’assurance lié à un risque aggravé de santé.

Pour les autres pathologies ou situations, la convention AERAS prévoit des dispositifs spécifiques, mais le droit à l’oubli ne s’applique pas systématiquement. Il est donc important de bien vérifier les conditions d’éligibilité avant de faire une demande d’assurance prêt.

Pour en savoir plus sur les évolutions législatives récentes et leur impact sur la succession, consultez ce que change la nouvelle loi sur l’assurance vie et la succession.

Comment le droit à l’oubli impacte la demande d’assurance ?

Conséquences concrètes sur la souscription d’une assurance emprunteur

Le droit à l’oubli a un impact direct sur la façon dont un emprunteur peut accéder à une assurance de prêt immobilier, surtout après avoir été touché par certaines pathologies graves comme un cancer ou une hépatite virale. Ce droit permet, sous conditions, de ne plus déclarer certaines maladies anciennes lors du remplissage du questionnaire de santé exigé par l’assureur. Concrètement, si vous avez été concerné par une maladie grave, mais que le délai fixé par la loi ou la convention AERAS est respecté (par exemple, 5 ans après la fin du protocole thérapeutique pour certains cancers), vous n’êtes plus obligé de mentionner cette pathologie dans le questionnaire santé. Cela signifie que l’assureur ne peut pas appliquer de surprime ni d’exclusion liée à cette maladie oubliée. Le coût de l’assurance emprunteur peut donc être plus avantageux et le contrat d’assurance plus accessible, même en cas de risque aggravé de santé dans le passé.
  • Suppression de la déclaration de certaines maladies après le délai légal
  • Égalité d’accès à l’assurance prêt pour les anciens malades
  • Réduction potentielle du coût de l’assurance
  • Moins de refus ou de conditions restrictives lors de la souscription
Cependant, il est essentiel de bien vérifier les critères d’application du droit à l’oubli, notamment la nature de la maladie, le respect du protocole thérapeutique et le délai écoulé. Les assureurs s’appuient sur la grille de référence AERAS et la loi Lemoine pour déterminer l’éligibilité à ce droit. Les pathologies concernées et les délais peuvent évoluer, il est donc recommandé de se tenir informé des dernières dispositions légales. Pour approfondir la question de l’assurance vie et de ses implications, vous pouvez consulter cet article sur l’assurance vie AXA.

Les démarches à suivre pour faire valoir son droit à l’oubli

Les étapes pour faire valoir son droit à l’oubli auprès de l’assureur

Pour bénéficier du droit à l’oubli lors de la souscription d’une assurance emprunteur pour un crédit immobilier, il est essentiel de suivre certaines démarches précises. Ce droit, encadré par la loi et la convention AERAS, permet à certains anciens malades, notamment de cancer ou d’hépatite virale, de ne plus déclarer leur ancienne pathologie sous certaines conditions.
  • Vérifier l’éligibilité : Avant toute chose, il faut s’assurer que la maladie dont vous avez souffert figure bien dans la grille de référence AERAS. Le délai à respecter dépend du type de pathologie et du protocole thérapeutique suivi. Par exemple, pour un cancer, le délai sans rechute est généralement de 10 ans après la fin du protocole, réduit à 5 ans dans certains cas grâce à la loi Lemoine.
  • Remplir le questionnaire de santé : Lors de la demande d’assurance prêt immobilier, le questionnaire santé est une étape clé. Si vous remplissez les conditions du droit à l’oubli, vous n’êtes pas tenu de mentionner la pathologie concernée. Cela concerne aussi bien les cancers que certaines hépatites virales.
  • Informer l’assureur de votre situation : Même si la déclaration n’est pas obligatoire pour la maladie concernée, il est conseillé de signaler à l’assureur que vous bénéficiez du droit à l’oubli, afin d’éviter tout malentendu. Certains assureurs peuvent demander des justificatifs sur la date de fin du protocole thérapeutique.
  • Conserver les documents : Gardez précieusement tous les documents médicaux prouvant la date de fin du traitement et l’absence de rechute. En cas de contrôle ou de demande de l’assureur, ces pièces seront indispensables.

Points d’attention lors de la souscription

Le droit à l’oubli s’applique uniquement dans le cadre d’un contrat d’assurance emprunteur lié à un prêt immobilier ou à un crédit à la consommation, sous certaines limites de montant. Il ne concerne pas toutes les pathologies, mais principalement les cancers et certaines maladies comme l’hépatite virale. La convention AERAS et la loi Lemoine encadrent strictement ce dispositif. En cas de doute sur votre situation ou sur l’application du droit à l’oubli, il est recommandé de se rapprocher d’un conseiller spécialisé en assurance prêt immobilier. Cela permet d’éviter tout risque aggravé de santé mal évalué et d’obtenir un contrat d’assurance adapté, sans surprime ni exclusion injustifiée. Le respect de ces démarches contribue à limiter le coût de l’assurance et à garantir l’accès au crédit immobilier pour les emprunteurs concernés par une ancienne maladie grave.

Limites et points de vigilance du droit à l’oubli

Des exclusions et des délais à connaître

Le droit à l’oubli en assurance emprunteur représente une avancée majeure pour les personnes ayant été atteintes de certaines pathologies graves, comme un cancer ou une hépatite virale. Cependant, il existe des limites importantes à prendre en compte lors de la souscription d’une assurance prêt immobilier.
  • Le droit à l’oubli ne concerne que certaines maladies, principalement les cancers et l’hépatite virale C, sous réserve d’un protocole thérapeutique terminé depuis un certain délai (5 ou 10 ans selon les cas).
  • Les pathologies non listées dans la grille de référence de la convention AERAS ne bénéficient pas automatiquement de ce droit.
  • Le délai pour bénéficier du droit à l’oubli varie selon la maladie et l’âge de l’emprunteur au moment du diagnostic.

Des conditions strictes pour l’application

Même si la loi Lemoine et la convention AERAS ont facilité l’accès à l’assurance emprunteur, les assureurs peuvent toujours appliquer des exclusions ou surprimes pour d’autres risques aggravés de santé. Le questionnaire de santé n’est pas systématiquement supprimé pour tous les crédits immobiliers, notamment au-delà de certains montants ou âges.
  • Le droit à l’oubli ne s’applique pas si le protocole thérapeutique n’est pas terminé depuis le délai requis.
  • Le contrat d’assurance peut comporter des exclusions spécifiques selon l’historique médical de l’emprunteur.
  • Le coût de l’assurance peut rester élevé pour les personnes présentant un risque aggravé de santé hors pathologies concernées par le droit à l’oubli.

Points de vigilance lors de la souscription

Avant de souscrire une assurance prêt immobilier, il est essentiel de bien vérifier les conditions du contrat et de se renseigner sur la grille de référence de la convention AERAS. Certaines maladies ou situations ne permettent pas de bénéficier du droit à l’oubli, ce qui peut impacter l’accès au crédit immobilier ou le coût de l’assurance. Enfin, il est recommandé de conserver tous les documents médicaux et justificatifs relatifs au protocole thérapeutique pour faciliter les démarches auprès de l’assureur.

L’évolution du droit à l’oubli et ses perspectives

Des avancées récentes pour un accès élargi à l’assurance emprunteur

Le droit à l’oubli a connu plusieurs évolutions majeures ces dernières années, notamment avec l’entrée en vigueur de la loi Lemoine. Cette loi a réduit le délai nécessaire pour bénéficier du droit à l’oubli à 5 ans après la fin du protocole thérapeutique pour certains cancers et pathologies, comme l’hépatite virale C. Cela signifie que de plus en plus d’emprunteurs ayant été confrontés à une maladie grave peuvent accéder à un crédit immobilier sans être pénalisés par leur passé médical.

Vers une extension du droit à d’autres pathologies

Les discussions autour de l’extension du droit à l’oubli se poursuivent. Les associations de patients et certains acteurs du secteur de l’assurance militent pour inclure davantage de maladies chroniques ou graves dans la grille de référence de la convention AERAS. L’objectif est de permettre à un plus grand nombre de personnes d’accéder à l’assurance prêt sans subir de surprime ou d’exclusion, même en cas de risque aggravé de santé.

Les enjeux pour les assureurs et les emprunteurs

L’évolution du droit à l’oubli implique aussi une adaptation des pratiques des assureurs. Le questionnaire de santé, souvent source d’inquiétude pour les candidats à l’assurance emprunteur, pourrait être amené à évoluer pour mieux respecter la confidentialité et les droits des assurés. Les assureurs doivent également ajuster leurs critères d’évaluation du risque et de tarification, ce qui peut influencer le coût de l’assurance pour tous les profils.
  • Réduction des délais pour bénéficier du droit à l’oubli
  • Élargissement progressif des pathologies concernées
  • Adaptation des contrats d’assurance et des questionnaires de santé

Perspectives et vigilance pour l’avenir

Même si le droit à l’oubli progresse, il reste des points de vigilance. Certains emprunteurs peuvent encore rencontrer des difficultés lors de la souscription d’une assurance prêt immobilier, notamment en cas de pathologies non couvertes par la convention AERAS. Il est donc essentiel de rester informé des évolutions législatives et des mises à jour de la grille de référence. Les acteurs du secteur continuent de travailler pour un accès plus équitable à l’assurance emprunteur, tout en veillant à l’équilibre entre protection des assurés et gestion du risque pour les compagnies d’assurance.
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